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30 min

à partir

de 8 ans

Dossier de diffusion

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Un roman-photo polar à l'eau de rose

Au petit matin, Anita Griffe, détective de renom au flair implacable, est convoquée de toute urgence dans la belle demeure du Chientelain de la Boutasse d’Enieu. Il git dans son lit, empoisonné par un loukoum à la rose. Que s’est-il passé en cette funeste nuit ? Suicide, meurtre ou accident domestique ? Anita devra écouter de son oreille féline tous les membres de la maison et démêler le vrai du faux.

Cette forme originale peut être jouée seule comme un entresort ou en dernière partie d'une représentation des Kamishibaï de Coco.

Devis sur demande.

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Nous avons pris le parti de détourner le format et le support du Kamishibaï traditionnel ainsi que la manière de narrer le récit. Ici   la   comédienne   porte   la   parole   des   personnages. Tour à tour veuve éplorée ou serviteur lésé, elle joue chacun   des   protagonistes   de   l’histoire,   dans un jeu théâtral assumé. 

La mise en valeur des images passe par le fait que nos photos sont projetées, le format plus grand permet une immersion dans l’image et un travail de détails dans la conception.  Il   s’agit  donc   d’une   succession   de   photos   imprimées sur rodoïdes manipulées par la comédienne. Celle-ci ne se trouve donc pas près des   images   face   aux   spectateurs   mais   parmi   eux,   la place est laissée aux photos. Le rétroshibaï balance donc entre traditions et innovations.

Du Kamishibaï au Rétroshibaï

Fleurs roses
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Les personnages masqués

Ils nous permettent dans ce contexte de créer un décalage comique. 

Les corps d’humains surmontés de têtes d’animaux permettent une mise à distance vis à vis des personnages. Nous avons également pris le parti d’exagérer les postures, pour nous jouer d’eux mais également pour que les images soient explicites car le spectateur ne les a sous les yeux qu’un temps. 

 

L’humour réside également dans le fait que bien qu'étant de la même famille, les personnages sont de différentes espèces… cela nous raconte à quel point ils sont mal assortis, profondément singuliers, mais cohabitant sous le même toit. 

Les animaux auxquels sont rattachés les personnages nous parlent de leur personnalité. 

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5

Monsieur Armand est lié aux trois membres de la famille. Ce Phoenix au bec orné de pierreries clinquantes se réinvente pour chacun d’eux. Gentil parrain et meilleur ami le jour, il renaît en amant la nuit. Mais loin d’être tout feu tout flamme, ce dandy se révèle être un grand romantique, bien qu’il se rêve probablement en redoutable Valmont. Sans titre ni compte bien fourni, c’est probablement l’éclat des bijoux qui l’a d’abord attiré chez les Boutasse d’Enieux … Monsieur Armand n’est peut-être qu’une pie amoureuse déguisé en Phoenix.  

2

Le patriarche Richard, rebaptisé le Chientelain, est donc porteur d’une truffe. Gentil, attachant, il ne se remet pas en question et aime la bonne chère. C’est le bon pépère installé dans ses charentaises.  Son péché de gourmandise le perdra.  

3

Adelaïde est une femme exubérante, malheureuse et sensuelle. Elle s’ennuie dans une relation que ne la fait plus vibrer. Elle cherche l’aventure et la passion, elle en devient volage … Représentée par un masque de lapine maquillée, elle porte l’idée qu’une femme infidèle sera bien vite jugée.

7

Norbert, le serviteur, a malgré lui fait naître une grande passion en Daphnée. Peut-être parce qu’il est le seul à prendre soin d’elle. Il est le garant de l’entretien de la maison qu’il connaît sur le bout des doigts. Il est à la fois très à cheval sur les bonnes mœurs (il voit d’un très mauvais œil la liaison qui se joue sous son bec), et en même temps il a le flegme et la chaparderie qu’on attribut volontiers au personnel de maison. Très à l’aise dans le milieu bourgeois dont il connaît parfaitement les codes, très à l’aise aussi avec le milieu plus modeste dont il vient et au sein duquel il prépare ses noces, Norbert a complètement intégré les différents codes sociaux.  Il est une fière chimère poilue, à la fois chic et légèrement ridicule. 

4

Daphnée, l’enfant du couple est une jeune adolescente au faciès de chèvre blanche. Ne dit-on pas « À la chandelle la chèvre semble demoiselle » ? Elle vit les affres de l’adolescence dans ce qu’ils ont de plus extrêmes. Sa sensibilité est démesurée, et si des amours imaginaires lui font voir le monde comme un poème sucré, ils peuvent aussi l’entrainer à commettre l’irréparable. Nous traitons ses penchants funèbres avec humour, par un lyrisme ampoulé. Dans sa grande maladresse quant à son suicide, elle se rend coupable de meurtre en tuant son père… mais sans le faire exprès. 

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Anita, le personnage détective au masque de panthère, est celle qui nous permet d’entrer et de sortir de la maison où l’histoire se joue. Elle est sensée être rusée et avoir l’œil avisé … mais pas suffisamment pour éviter un double drame ! 

6

Professeur Amphipont est le précepteur de Daphnée. Gentil intellectuel vieux garçon, enfermé depuis des années dans la maison et dans une thèse dont il a probablement lui même perdu le fil, il se rêve en grand professeur. Mais loin de la chaire universitaire, c’est à une chèvre rêveuse et un amphithéâtre de peluches qu’il fait classe. Il est dans son quotidien comme un grand lézard immobile, qui a oublié qu’il pouvait tout voir et s’adapter à toutes situations. Professeur Amphipont est donc … un caméléon. 

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